Lieux de mémoire - Hommages à nos grandes figures


 Lieux de mémoire « Comète » dans Bruxelles : Liste succincte

(elle ne se dit pas complète et si vous souhaitez y voir d’autres lieux à répertorier, communiquez-les nous)

Plaque commémorative sur la MAISON FAMILIALE D'ANDRÉE DE JONGH,  73, avenue Emile Verhaeren, à Schaerbeek.

Elle fut inaugurée le samedi 18 octobre 2008, en mémoire de tous les membres de la Ligne dont l’initiatrice fut Andrée De Jongh.

Sa famille, qui habitait toute entière à cette adresse, participa totalement à l'action de Comète : sa mère Alice garda sa maison disponible au réseau et certaines de ses allées et venues, mais hyper-prudente et bienveillante ; son père Frédéric se mit au service de sa fille qu'il aida jusqu'au sacrifice suprême : il fut arrêté à Paris et y fut fusillé au Mont Valérien en 1943 ; sa tante Ninie secondait efficacement et dans la discrétion Alice De Jongh, sa belle-soeur ; sa soeur Suzanne, qui avait épousé Paul Wittek, parti en Grande-Bretagne au début de la guerre), élève les deux fils de son mari, Frédéric et Martin et en même temps passe les messages entre sa soeur Andrée, en France, et d'autres du réseau. Elle est arrêtée et envoyée à Ravensbrück, d'où elle reviendra en compagnie de sa soeur à la fin de la guerre.

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Maison familiale de la famille Marechal : (Elsie, son père, sa mère, son frère Robert), Rue Voltaire, 162, à Schaerbeek. Maison où arrivèrent les deux faux aviateurs américains qui furent le début d’un tournant important de l’histoire de la Ligne « Comète ».  

Arrestation en novembre 1942 de la famille Marechal et de biens d’autres du réseau à cette même époque.


Plaque commémorative en souvenir de Victor Michiels, au coin de la rue Voltaire et de la rue E. Renan : Il fut reçut par la Gestapo chez les Marechal où il venait aux nouvelles, tenta de s’échapper et fut abattu sur place. C’était le 19 novembre 1942.



VITRAIL COMETE : dans la Basilique de Koekelberg (bas-côté droit de la nef centrale). Il est dédié à tous les membres de la Ligne Comète
Et tout spécialement à la mémoire des 216 membres du réseau Comète qui ont donné leur vie pour la Belgique en aidant (principalement) des aviateurs alliés abattus au-dessus de son territoire à retourner en Grande-Bretagne.

     Il fut inauguré le 11 octobre 1953 en présence du Cardinal Van Roey, primat de Belgique et du Prince Albert... 

Œuvre d’Anto Carte, peintre hennuyer.  

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Vitrail  situé aussi dans la Basilique, 

dans la Chapelle  dédiée à  la   RAF-Belgian branch.

L'artiste est Madame Theodora Veranneman.


Plaque en bronze aux aviateurs alliés : Basilique de Koekelberg, sur le mur sous le vitrail. Œuvre d’Elisabeth Harrisson.

Donné à tout le réseau Comète  par la  R.A.F. Escaping Society  , en reconnaissance.



Plaque commémorative inaugurée le dimanche 23 octobre 2016,

en Honneur et Reconnaissance à TOUS les Membres du Réseau "Comète".

Elle est située sur la façade de ce qui fut "La Cantine suédoise", la maison du 9, rue Ducale, 1000 Bruxelles, face au Parc Royal.

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ENCLOS DES FUSILLES

Rue Colonel Bourg, 102 à 1000 Bruxelles - Schaerbeek. Depuis         le 19e siècle, ce lieu servait de stand de tir aux régiments casernés à Bruxelles. Dès la guerre 1914-18, l’occupant allemand s’en sert pour exécuter les patriotes arrêtés pour espionnage : Gabrielle Petit, Edith Cavell, …

En 1940-45, les allemands utilisent à nouveau cet endroit comme lieu d’exécution et plusieurs membres (11) de Comète y furent fusillés le 20 octobre 1943 (date de référence de notre réunion annuelle « Comète » à Bruxelles).

Leurs noms figurent aux rangées 6 à 7 :      Eric de Menten, Georges Marechal, Jean Ingels, Emile Delbruyère, Albert Marchal, Henri Rasquin, Ghislain Neybergh, Gaston Bidoul, Robert Roberts-Jones, Édouard Verpraet, Antoine Renaud.

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                                                     Le Tir National "Enclos des Fusillés" à Schaerbeek  - les croix des Fusillés Comète sont sur deux lignes.




Plaque commémorative dans le village frontière de RUMES, en Belgique, placée sur la maison de la famille HANOTTE, en face de l'ancienne gare, place Roosevelt. Cette maison fut un centre névralgique des passages de la frontière depuis la Belgique vers la France par le réseau "Comète". Elle était habitée alors par Clovis et Georgette Hanotte et leur fille Henriette, dite 'Marie' ou  'Monique' au sein du réseau.

Cette plaque fut inaugurée le 19 octobre 2019  en présence de plusieurs personnalités et d'une foule très nombreuse.
Elle honore tous les passeurs de la frontière belgo-française  . 
Ces passages, organisés par le réseau Comète, étaient nombreux, tout au long de la frontière, et fonctionnèrent très bien.

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Plaque commémorative: à l’entrée de l’ancienne caserne de Gendarmerie, avenue de la Couronne à Etterbeek de la mort de Jean Greindl qui fut un grand Chef Comète en Belgique.        Nemo, de son nom de guerre, organisa la Ligne Dédée en un réseau structuré sur toute la Belgique et une partie nord de la France. Il fut arrêté le 6 février 1943 et condamné à mort le 29 avril par un tribunal militaire de la Luftwaffe (siégeant dans un hôtel particulier du 32, boulevard du Régent). Il fut incarcéré au secret le plus absolu dans la caserne de Gendarmerie, avenue de la Couronne qui fut bombardée par erreur par les américains le 7 septembre 1943.

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Eglise St Joseph, square Frère-orban, et la Gare du Quartier Léopold. A leur arrivée à Bruxelles par l’une ou l’autre gare Nord, Midi ou Léopold (celle qui reliait le sud de la Belgique) ou par tram vicinal, les aviateurs étaient conduits à l’église Saint Joseph où ils s’agenouillaient devant les confessionnaux et passaient ainsi inaperçus au milieu des fidèles pénitents.  Un membre bruxellois de la Ligne (pendant une époque, Elsie Marechal) se faisait connaître par un mot de passe et les emmenait alors se promener dans les jardins du square situés en face de l’église et leur posait certaines questions pertinentes pour s’assurer de leur authenticité.

9, rue Caroly, à côté du Quartier Léopold, où se trouvait l’atelier et l’imprimerie de M. van Lidth de Jeude qui durant l’année 1942-43  s’occupa de l’impression des faux-papiers. Il y en a eu d’autres, dont M. Pirart, du côté de Koekelberg.

La Cantine Suédoise, rue Ducale, 9 (en face du Parc Royal). La Suède pays neutre, désirant venir en aide (en souvenir de la Reine Astrid) aux enfants bruxellois sous-alimentés par la guerre, subsidia une Cantine où était servi quotidiennement un repas aux plus pauvres. Dès 1941, Jean Greindl (‘Nemo’ pour la Ligne « Comète »), secondé par Gaston Bidoul, en assurait bénévolement le fonctionnement. En mai 1942, il prit la direction de la Ligne en Belgique et cette « Cantine » en devint le quartier général jusqu’à son arrestation le 6 février 1943.                


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D’autres Associations caritatives occupaient cette maison, entre autres un « Vestiaire »,  organisé par Mme Eeckelaers qui aida souvent Comète en fournissant des vêtements civils pour les aviateurs. Ces allées et venues en faisaient une bonne couverture pour une activité clandestine.

Pour la petite histoire : Correspondance suédoise de la Croix Rouge, cette Cantine était supervisée par Mme Scherlinck, citoyenne d’un pays neutre, qui n’était pas souvent là et ignorait tout de la Ligne. Amie du Général von Falkenhausen, gouverneur militaire de la Belgique, celui-ci passa à la Cantine sans la trouver mais provoqua quelques émotions dans la maison.     


Cimetière de Schaerbeek à Evere (Bruxelles) :   Tombe de la Comtesse Andrée de Jongh, de son père Paul De Jongh et de sa mère , parcelle 23 – pelouse 17.     Au lieu d’être dans la pelouse d’honneur, Dédée a préféré reposer avec ses parents.

    Et une  plaque mentionnant, en plus de Andrée De Jongh et ses parents enterrés là,
  
la mémoire de  Suzanne De Jongh, épouse Wittek  et de  Eugénie De Jongh  , tante Ninie ,  dont les tombes ont disparu.

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                  Cette plaque est placée sur la tombe de la famille De Jongh à Evere et  fut inaugurée en octobre 2017


 

 

Plaque déposée par Comète-Sud (Pyrénées), l’Association « Les Amis de Comète »


Monuments publics : 
CEGESOMA : Administration des victimes de guerre. Centre d’archives concernant la guerre et dossiers des victimes de guerre déportées en Allemagne. Square de l’Aviation (gare du Midi).

Palais de Justice,  prison de St Gilles, Hôtel Palace (place Rogier) qui  fut réquisitionné  comme  tribunal militaire où quelques-uns des Comète furent jugés et condamnés à mort, rue Traversière, 6 (HQ de la Geheime Feldpolizei GFP), rue Charles Legrelle (HQ de la police de la Luftwaffe), deux lieux d’interrogatoires très brutaux, tout comme le bâtiment de la   Gestapo, avenue Louise, 453 qui fut atteint par les tirs de l’avion de Jean de Selys Longchamps le 30 janvier 1943. Un monument y est érigé face à l’avenue E. Demot et une plaque est accolée sur la façade de l’immeuble.




Monument aux femmes de Ravensbrück : à Woluwé-St-Lambert, dans le parc Georges Henri. En 2000, sur l'initiative de personnes rescapées du camp de concentration pour femmes (dont Madame Adrienne Gommers - initiatrice de l'oeuvre, résistante au grand coeur, et quelques membres du réseau Comète invitées à participer, Mouchka Stassart, Elsie Marechal ...), il est situé au centre d'un site réalisé par l'architecte Thierry Gonze. C'est un monument, réalisé par l’artiste belge Thérèse Chotteau, "à la mémoire des femmes de Rävensbrück".
Dommage que ce site demeure comme une sorte de 'sanctuaire réservé' où  aucune plaque explicative  n'est dédicacée à TOUTES les  "Prisonnières Politiques" déportées sous le régime nazi "Nacht und Näbel", c'est-à-dire Nuit et Brouillard, (qui signifie en bref perdues dans le brouillard de la déportation nazie), qui sont passées par le camp  de rassemblement de Rävensbruck, avant d'être éventuellement redirigées vers d'autres camps de concentration. C'est étonnant que beaucoup de "Dames de Rävensbruck n'aient pas été mises au courant de cet endroit de mémoire, à commencer au sein de "Comète".

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                                                   Monument à Woluwé St Lambert                                Monument au camp de concentration de Rävensbruck, peu après la guerre





Lieux de mémoire "Comète" dans le pays des Pyrénées :

                              
- Memorial sur la Bidassoa : deux stèles en mémoire du Comte Antoine d'URSEL, membre et Chef en Belgique dand le réseau Comète, et de l'aviateur  Jim BURCH (A242), pris en charge par le réseau Comète.
                                        Tous deux décédés dans la Bidassoa, lors de leur tentative de passage le 23/24 décembre 1943. La rivière était très grosse, ils étaient très nombreux ...
          
 Pour y arriver :   <  https://www.zeemaps.com/view?group=2576501&x=-1.738211&y=43.312246&z=0  >  ou bien  <   http://cometepaysbasque.blogspot.fr/2017/04/20-biriatou.html  >
 Extrait du site 'cometepaysbasque' : "Jusqu'à ce jour aucun panneau n'a encore été mis en place pour indiquer l'emplacement des stèles. Le monument commémoratif devrait être très visible sur la droite vers la rivière. C'est à 10mn en voiture depuis le début du Chemin de la Forêt. (les coordonnées pour le GPS sont 43.3125339, -1.7368525).
A partir de IRUN, sur la frontière France/Espagne, du côté français de la Bidassoa, prendre la direction du village de BIRIATOU.
AVANT d'arriver au village de Biriatou, prendre la petite route à droite "Chemin de la Forêt", qui longe la rivière Bidassoa ..., un moment donné, prendre sur la droite en longeant toujours le surplomb de la rivière le "Chemin de Licarlan".  (depuis l'embranchement du début du Chemin de la Forêt, il y a 4 km). Dans un tournant en angle droit, sur la droite, vous avez un petit chemin qui descend et mène au memorial (50 m).

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Hommages à nos grandes figures          

 

Dédée De Jongh nous a quitté le 13 octobre 2007

 

 Jean-François Nothomb “Franco” est décédé le 6 juin 2008 à l'âge de 89 ans